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Le Paradoxe de l’Etat d’Investissement: pourquoi la pauvreté n’a-t-elle pas baissé?

TitleLe Paradoxe de l’Etat d’Investissement: pourquoi la pauvreté n’a-t-elle pas baissé?
Publication TypeOther Journal Article
Year of Publication2011
AuthorsCantillon, B., & Van Lancker W.
JournalReflets et perspectives de la vie économique
Volume50
Issue4
Pagination55-73
Date Published12/2012
ISSN0034-2971
Keywordsincome protection, inequality, labour market, new social risks, poverty, welfare state
Abstract

La prospérité des pays riches occidentaux a connu un bel essor ces dernières décennies. Le nombre d’habitants exerçant un emploi dans ces pays a augmenté ; la part des dépenses consacrées à la sécurité sociale, aux soins de santé, à l’enseignement et l’intérêt public s’est maintenue à un niveau élevé, tandis que la lutte contre la pauvreté, pour l’égalité des chances et l’inclusion sociale a fait l’objet d’une attention soutenue sur le plan politique. Et pourtant, en dépit de tout cela, la plupart des pays n’ont pas réussi à mettre l’ensemble de ces moyens, à première vue favorables, au service de la réduction des inégalités et de la pauvreté. Ce constat nous conduit à nous poser la question suivante : pourquoi les riches États-providence n’ont-ils pas profité des circonstances favorables du tournant du siècle pour avancer dans la lutte contre la pauvreté ? Dans cet article, nous identifions un certain nombre de tendances structurelles expliquant en partie la persistance de la pauvreté dans l’Union européenne. Premièrement, la croissance du nombre d’emplois a surtout profité aux ménages qui travaillaient déjà et dans une moindre mesure aux ménages sans emploi, qui sont les plus fragilisés. Deuxièmement, il y a eu une érosion marquée de la protection sociale des ménages avec des personnes en âge de travailler mais sans emploi au cours de la période analysée. Troisièmement, les moyens alloués aux « nouveaux risques sociaux » ont tendance, plus que les revenus de remplacement traditionnels, à affluer vers des catégories de revenus supérieures. L’analyse ne doit pas être lue comme une critique unilatérale à l’égard des politiques d’activation et d’investissement. Elle pose simplement l’hypothèse selon laquelle ces politiques ont entraîné une diminution de la capacité redistributive des ressources investies dans des dépenses sociales.

DOI10.3917/rpve.504.0055
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